On trouve de ci-de là des informations concernant une soucoupe volante ensevellie près de Tallin. Comme ici.

J'ai cherché directement sur des sources Russes, et j'ai trouvé, à l'adresse http://www.ufo.obninsk.ru/estonia.htm un texte dont j'ai commencé la traduction, ci-dessous en bleu :

Soucoupe volante en Estonnie

    Le secret "Objet M"

 
Jusqu'à nos jours, les rumeurs ne se taisent pas, autour d'un objet énigmatique se trouvant depuis des temps immémoriaux sous la terre dans le secteur de Tallin. Dans les journaux, ainsi, la chose paraît sensationnelle, et même plus que ça. «là-bas il y a une soucoupe volante victime d'une avarie» assurent les uns. Elle serait sous le sol, selon les investigateurs».  «Non il s'agit d'un émetteur extraterrestre» répliquent les autres. «Et que personne ne la  touche, il y aura des malheurs». Dans toutes les conférences possibles se propagent en chuchotant d'effrayants détails sur ce que l'objet se venge des investigateurs (de ceux qui y ont posé la main) et qui généralement en meurent
Qu'y a-t-il donc d'enterré sous Tallin ? Y a-t-il seulement quelque-chose de réel dans les fables cauchemardesques, dans les délires des journalistes ?

Tout a commencé il y a de nombreuses années  dans le «Mérivial», banlieue de la capitale estonnienne, à deux kilomètres du golf.(note de traduction : je n'ai pas trouvé, sur le plan de Tallin, à quoi peut correspondre le mot Меривяльe que je traduis par Mérivial). Dans la rue Khibekous , verte et calme, il y avait et il y a encore une maison à un étage au n°34 avec un bout de jardin qui appartient à Virgo Mitta et à son épouse Vijvikie.
En 1964, en construisant la maison, le propriétaire pensait creuser un puits. Après environ 6 mètres et demi, la bêche heurta quelque chose de dur. Même (la pince ?) ne pouvait pas percer (????) l'obstacle de Mitta. Il tente de contourner «la dalle» mais elle sembla ne pas finir.

Irrité le propriétaire (se résolu à ne pas abandonner) ne se déclara pas vaincu. Bientôt sur la rue Khibekouss on entendit le bruit d'un compresseur. Le marteau piqueur attaqua la couche mystérieuse , pénétrant effectivement dans la dalle sur une épaisseur de 2,5 à 3 cm. Bientôt s'ouvrit dans la dalle un trou de presqu'un mètre de diamètre. L'eau se mit rapidement à arriver, submergeant l'obstacle inattendu. C'est tout ce qu'il fallait à Mitta. Il se dépécha de sortir du trou, sans oublier de prendre quelques morceaux de l'étrange métal.

Un  jour, Mitt raconta  sa découverte au chimiste Kheïki Karik. Intéressé (par l'histoire) Kheïki transmis un morceau de la «dalle» à l'intitut polytechnique de Tallin pour analyse chimique. Mais là-bas, on ne se pressa pas pour analyser (ce truc dont on ne savait rien, litt : «on ne sait quoi») alors Kheïki donna un petit morceau de la trouvaille à l'institut géologique de l'académie des sciences de la RSSE (République socialiste soviétique d'Estonie). Ainsi, le métal mystérieux se trouva sur la table du Directeur adjoint des recherches scientifiques Herbert A Vijdinga. Le savant fut très intéressé et alla par lui-même au Mérivial.

Il faut dire qu'à cette époque, la famille de Mitta se servait de son puits depuis environ 5 ans. Virgo, l'avait rapidement renforcé avec des buses en béton, et il était impossible de sortir quelque chose de là sans pomper l'eau. Vijdinga avait emmené encore quelques morceaux de métal et discuta en détail avec le propriétaire sur les conditions de son perçage.

L'analyse préliminaire des morceaux de «l'objet M» au laboratoire de l'institut de géologie ne dévoila rien, ("hors les glandes»???). L'analyse spectrale montra parfaitement qu'il y avait une petite quantité de titane, du chrome, du nickel, du cobalt et d'autres éléments. Les savants arrivèrent à la conclusion qu'il ne s'agissait que dune simple fonte. Cependant, un autre laboratoire donna comme conclusion un «alliage  de composition très complexe». (Il fut jugé que les investigations devaient se poursuivre).
   
En 1969, des collaborateurs de l'institut de géologie réalisèrent des relevés (magnétométriques ?). Il sembla confirmé, que sous le sol il y avait tout une dalle métallique. Personne encore ne pensait à une «soucoupe volante», mais passer à côté d'un gisement de métal n'était pas dans la tradition des géologues. L'année suivante, la direction de la géologie de la RSSE réalisa quatre sondages pour confirmer la présence de la couche. Les sondages dépassèrent le double de la profondeur du puits de Mitt, mais ne trouvèrent pas de métal.
Treize années durant, Herbert Vijdinga envoya des extrait de l'objet M pour analyse à de nombreux instituts et laboratoires à Moscou, Léningrad et Kiev. En vain. Personne ne se donna même la peine de répondre au scientifique estonien.


Les investigations

   
Les choses ne bougèrent qu'en 1983, quand Vijdinga donna un morceau de métal à l'inventeur Ienni Parv. Ienni Kalevitch alla à Moscou à la rencontre de son vieil ami Nicolas Satchevanov, qu'on appelait déjà le «(biolocateur des grand-pères russe ???)s». On avait découpé un échantillon de la plaque, brisant pour cela deux pilons en diamant.
   
Bientôt ils furent transmis pour expertise indépendante au  NII-MIFI principal de Moscou (institut d'ingéniérie de construction de moscou), au laboratoire des industries des métaux rares, au laboratoire de l'institut fédéral des minerais,(...) et à d'autres encore. Les chercheurs utilisèrent les microscopes électroniques et les scanner les plus modernes, les spectromètres les plus sensibles, firent de l'analyse laser, chimiques avec les méthodes les plus récentes, et d'autres analyses techniques et scientifiques. (Mettant en avant, je le dis, que justement une telle approche faussait monstrueusement les résultats)
   
Déjà le 3 février 1983, l'un des laboratoires donna la conclusion selon laquelle «l'emploi de dalle de tel type est inconnu en qualité de matériau de construction aéronautique». Une dalle de ce type doit avoir une grande tenue à chaud, une grande résistance aux acides bouillants à toutes les concentrations. La température de fusion ne devrait pas dépasser les environs de 1200 °C.

L'Académicien I F Obratsov et le professeur A.I. Eljkine du MIFI arrivèrent à la conclusion que l'alliage  se composait d'un composite de fibres de silicium fer et calcium dans une matrice de verre.
Après des conclusions aussi extraordinaires  Satchevanov lui même décida d'aller visiter Mitta. Virgo, à cette époque, était déjà bien malade et ne se levait presque plus de son fauteuil. En arrivant sur le terrain avec Vijvikie Mitt et un (cadre de dislocation ? probablement, vu le contexte, un détecteur de métaux perfectonné) Nicolas Nicolaevitch arriva à la conclusion : sous le sol se trouve une «soucoupe» d'un diamètre de plus de 15 mètres. La profondeur du gisement de l'OVNI à été évaluée à 3 à 7 mètres.  Dans l'épaisseur centrale de la «soucoupe» atteint prétendument 4 mètres, et le tout ne pèse pas moins de 20 tonnes.
 
Dans un document (qu'il a écrit) la trouvaille est caractérisée ainsi :
a) l'hypothèse d'étude d'un matériel d'origine météore ne tient pas.
b) en accord avec la conclusion de l'étude, la possibilité de fabrication d'un tel matériau par l'utilisation de technologies terrestres est également rejetée.
c) C'est pourquoi, le plus probable est qu'il s'agisse du matériau d'un ovni.
 
Satchevanov expédia ces conclusions ainsi que les résultats des analyses du métal étrange  au plus haut niveau : à la commission industrielle militaire du Conseil des ministres de l'URSS. Là, il fut accueilli très sérieusement : on interdit de publier quelque donnée que ce soit concernant cette découverte dans des documents publics et on pria d'approfondir encore le rapport détaillé. ensuite, ce fut comme toujours : l'affaire fut oubliée, de moins en moins considérée. D'abord le récipissé arriva à l'Académie de sciences de l'URSS. Le vice-président de l'académie AA Iachine donna l'ordre de préciser l'emplacement de l'objet (et de recevoir ?) des (images, photos ?) supplémentaires. Parcourant toutes les instances le rapport de Satchevanov tomba... à nouveau à l'institut de géologie de l'Académie des sciences de l'URSS., sur la table de Herbert A Vijdinga.
   

Dans la rue Khibekous , le travail reprit de plus belle. On pompa l'eau du puits et des hommes descendirent avec des magnétomètres. a la profondeur de 6,50 m «il y avait un signal témoignant de la présence d'un matériau puissamment magnétique». Mais l'eau arrivait là-bas plus vite qu'elle n'était pompée et elle commençait à geler.
A l'été 1985, les géologues, finalement, découvrirent une couche étrange contigüe avec  la moraine. C'était... la pyrite la plus habituelle, possédant un éclat métallique sur les faciès de cassure.
   

Pour information. (La pyrite a un deuxième nom en russe. En français, on l'appelle l'or des fous). Sa formule chimique est FeS2. Il s'agit d'une matière première  pour l'obtention d'acide sulfurique, de soufre et de sufate de fer. Bien connu en Estonie (l'endroit où se trouve le Mérivial  s'appelle la Pyrite).

Ce n'est qu'alors que Vijdinga compris qu'il y avait eu une confusion. Virgo Mitt avait percé précisément une couche de pyrite mais autre chose était arrivé dans les mains des enquêteurs. Il est très probable que la confusion avec des échantillon eut lieu par mégarde à partir de la maison du propriétaire. Et peut-être qu'on a  fortuitement substitué le morceau de métal dans le laboratoire. Les «anomalistes» estoniens, avec à leur tête Igor Volka, arrivèrent à cette même conclusion, l'environnement  autour de «l'Objet M» ayant été étudié par la mission de la Commission «A-IA» de l'Union Fédérale Scientifique et Technique . (note du traducteur : je ne suis pas sûr de ma traduction sur la phrase qui précède)

La fonte «Anomale»

Plus loin un  regard attentif sur l'alliage «mystérieux» ébranlant les chercheurs, mena à une conclusion ahurissante. Il ne s'agissait.... que d'une fonte ordinaire !
«N.N. Satchevanov a réussi à déterminer la composition de l'échantillon par une analyse chimique fine, mais a aboutit à une conclusion erronée» a écrit sur ce sujet (...) Boris Artamon. «Il avait prévu des investigations avec des méthodes nouvelles permettant de révéler des doses infimes de composants, ne permettant parfois pas d'en déterminer l'importance.  Il travaillait au mépris (en transgression) des règles élémentaires de la recherche «du simple vers le compliqué»... La réalisation d'un tel objectif  était analogue à un  désir de mesurer la distance de Moscou à Saint Petersburg avec une précision d'un micron».

C'est justement ainsi qu'on a pu affirmer que«l'alliage se composait de 38 éléments de la table de Mendeleev, parmi lesquels beaucoup ne se trouvent pas ensemble dans la nature». Dans cette affaire, il aurait fallu regarder les éléments les plus abondants parmi ceux-ci.
«L'alliage de fer avec du carbone à 5 % (tout au plus ?) , ce n'est rien d'autre que de la fonte» écrit ensuite Artamon. Pour la présence d'alcalins, ce n'est rien d'autre que le laitier de la fonte. Ainsi,  il est tout à fait possible (permis) que «l'objet» découvert en Estonie ait été une fonte produite à l'époque ou l'Estonie était suédoise».
Peut-être que les morceaux de fonte sont tombés
par hasard dans le jardin de Mitt, tombés d'un (....) (il y a très logtemps...)

A suivre. (Il me reste quelques dizaines de lignes à traduire).

Mais à ce stade, c'est clair : Selon l'article traduit ici, un scientifique a manqué de prudence et l'information erronée a fillé comme une traînée de poudre !

 

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