Trouvé sur le site du journal Les Echos :

Parmi les exoplanètes découvertes, la plupart sont des géantes gazeuses, comme Saturne ou Jupiter. Une dizaine seulement sont des planètes telluriques, dont la surface est solide. Leur découverte est extrêmement difficile, car, contrairement aux étoiles, elles ne brillent pas, mais reflètent la lumière de l'astre qui les éclaire. Jupiter est ainsi 1 milliard de fois moins brillante que le Soleil. La Terre, 10 milliards. « La repérer dans l'infini stellaire, c'est comme se poster à Paris pour trouver un ver luisant posé à côté d'un phare de marine quelque part sur la côte méditerranéenne », compare Marc Ollivier, astrophysicien à l'Institut d'astrophysique spatiale. Et où pointer ses instruments ?

                                     « L'observation doit beaucoup à l'intuition »,reconnaît Magali Deleuil, enseignant-chercheur à l'observatoire astronomique de Marseille. Les premières images d'exoplanètes dans notre galaxie (moins de 6.000 années-lumière) sont parvenues aux scientifiques en 2008. Elles restent l'exception. Grâce à la précision accrue des instruments d'observation, une nouvelle méthode de détection a vu le jour : le calcul des variations de l'intensité lumineuse produite par le passage d'une planète devant le disque lumineux de son étoile. (...)

Missions Kepler et Plato

Pour découvrir des planètes plus avancées dans l'évolution, les scientifiques comptent maintenant sur deux nouvelles missions d'observation. La première, Kepler, est américaine : elle va permettre d'analyser pendant quatre ans la lumière émise par 100.000 étoiles de la constellation du Cygne. L'autre espoir de découvrir des jumelles de la Terre vient d'Europe, avec le programme français Plato, dont l'Agence spatiale européenne (ESA) doit décider le financement (entre 200 et 300 millions d'euros) d'ici à quelques semaines, pour un lancement envisagé en 2017. Son champ d'investigation couvrira 500.000 étoiles proches (moins de 30 années-lumière), dont les planètes seront notamment analysées par sismologie pour déterminer précisément leur taille, leur masse et leur âge.

Ce catalogue précieux des lumières lointaines fournira la « short list » des premières candidates aux observations directes, des images floues mais suffisamment précises pour donner des indications de texture, de relief ou de cycles saisonniers. Pour cela, il faudra patienter jusqu'en 2030.

Snif ! vu mon âge, je ne verrai probablement pas le résultat de cette recherche. Bon, je vais quand même essayer de survivre jusque là...

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