L'effet Biefield Brown

 

Lorsqu'on applique une décharge électrique sous très haute tension entre deux électrodes, une poussée apparaît entre les électrodes. C'est ce qu'on appelle l'effet Biefield Brown.
On a accéléré les électrons en sortant de la cathode, mais on les a ralentis en entrant dans l'Anode. La poussée résultante dans un sens devrait annuler la poussée résultante dans l'autre sens. Or ce n'est pas le cas.

 

Une hypothèse

 

C'est pourquoi certains ont postulé l'existence d'un champs gravitationnel créé quelque part dans cette décharge. Si c'est vrai, c'est révolutionnaire, puisqu'on a enfin créé ce champs gravitationnel dont je rêve. On sait aujourd'hui fabriquer des petits véhicules qui utilisent cet effet, mais attention : le véhicule lui même n'est pas propulsé par ce champs gravitationnel éventuel. Seules les électrodes le sont. Le reste est lié mécaniquement aux électrodes comme l'avion est lié à son réacteur.

 

Et si l'explication était simple ? 

Sur le site "objectif sciences international", j'ai trouvé ceci :

"L’effet Corona donne dans le milieu un nuage d’ions chargés positivement qui sont attirés par l’électrode négative lisse où ils redeviennent neutres. Dans le processus, des milliers d’impacts se produisent entre ces ions chargés et les molécules neutres de l’air dans l’espace d’air, entraînant un transfert d’énergie cinétique entre les deux particules, ce qui a pour résultat la création d’une force directionnelle sur le système d’électrodes. Cet effet peut être utilisé pour la propulsion, pour les pompes à fluide et récemment pour les systèmes de refroidissement EHD."

L'explication est un peu courte, écrite par quelqu'un qui connaît le sujet, pour quelqu'un qui le connait tout autant. "(le) transfert d’énergie cinétique entre les deux particules, (..) qui a pour résultat la création d’une force directionnelle" n'est pas évident à priori. Avant de découvrir cet article, j'avais écrit ceci, qui semble bien coller avec l'explication ci-dessus :

Mon explication du phénomène

Mes connaissances en matière de physique newtonnienne ne sont pas trop mauvaise, par contre, mes lacunes sont des gouffres en matière de physique quantique et relativiste. Je n’ai donc pas la capacité de comprendre les théories comme celle de M. . Takaaki Musha ont j’ai trouvé le lien à l’adresse :

<http://jnaudin.free.fr/html/elgreact.htm>.

La question que je pose sur l’effet Biefield Brown me semble tellement évidente que ceux qui l’ont étudié se la sont sûrement posée.

Le contexte

Je me limite ici à décrire l'effet dans le vide.

Si je crée un champs électrique intense entre une électrode “positive” notée P et une “négative” notée N, à partir d’une certaine tension (dite de claquage chez les élec) une décharge circule entre les électrodes. Sauf erreur, c’est l’effet Corona. Il s’agit majoritairement d’électrons circulant de N vers P et de quelques ions métalliques circulant de P vers N.

Si l’intensité est forte, la concentration de charges entraîne une divergence du champs électrique local (on dirait de manière simple : les charges de même signe se repoussent). Certains électrons sont ralentis, d’autres accélérés.
Parmi ceux qui sont accélérés, certains peuvent atteindre ce que moi, mécanicien, j’appelle la vitesse de libération : leur énergie cinétique est trop forte pour qu’ils puissent rejoindre l’électrode P.
   A l’inverse, la divergence du champs aura tendance à concentrer les charges positives et surtout, pour une force du même ordre de grandeur, la masse étant beaucoup plus grande, la probabilité pour un ion d’atteindre la vitesse de libération est beaucoup plus faible.

Conclusion de cette dissymétrie : nous avons donné à une certaine quantité d’électrons une quantité de mouvement importante allant de N vers P. Il en résulte une poussée sur les électrodes allant de P vers N.

Est-ce une explication plausible à l’effet Biefield Brown ?


Dans l'air


Dans l'air, tout ce qui est dit ci-dessus reste à peu près valable. Ce qui va changer c'est que, la densité de charges va augmenter. Chaque molécule située entre les électrodes est soumise à un champs intense, et peut s'ioniser par effet coronna. Sur la trajectoire des électrons, on forme un plasma (un mélange d'ions et d'électrons). Soumis au fort champs électrique générateur et à la divergence due à la densité d'électrons échappés des électrodes, les électrons et les ions de ce plasma vont participer à l'effet décrit ci-dessus. On peut s'attendre, dans l'air, à un effet amplifié par rapport au vide.

Divers

On pourrait objecter :
En matière de probabilité (intuitivement) la proportion d’ ions atteignant la vitesse de libération sera, par rapport aux électrons, dans le rapport des masses, et donc l’un compensera l’autre.
A mon avis, la répartition des vitesses suivra une courbe genre courbe de Gauss, et il n’y a aucune symétrie de ce genre, Il y a un “effet de seuil” statistique et peut-être quantique qui fait qu’en dessous d’une certaine vitesse moyenne, les particules les plus rapides de la répartition statistique n’atteindront pas la vitesse de libération.
La divergence du champs fait converger les charges positives. Mais, en simplifiant, après qu’elles se soient croisées, elles divergent à nouveau et il faut un certain temps avant qu’elles se remettent à converger. Avec les chocs, certaines vont disparaître et atténuer l’effet de perte d’électrons. Dans ce cas, l’effet devrait être sensible à la distance entre électrodes. Si on place l’électrode N là où  la densité d’ions métallique sera la plus forte, on aura une poussée résiduelle maximale. Avant et après, elle sera un peu plus faible dans l’hypothèse où quelques ions atteignent la vitesse de libération.

CONCLUSION

Il n'y a pas besoin de faire appel à la création d'un champs gravitationnel pour expliquer l'effet Biefield-Brown. Je ne nie pas l'existence de ce champs, n'ayant pas la capacité de comprendre les démonstrations de ceux qui en postulent l'existence. Mais je reste très dubitatif.

Comme pour le rôle de l'homme dans le réchauffement climatique, il ne faut pas confondre hypothèse de travail et certitude scientifique.