Je vous propose un petit jeu : demandez autour de vous le nom des grands savants depuis 5000 ans.
Ensuite, sur une chronologie, pointez les dates de publications des premiers écrits de chacun.
Pour finir, sur cette même chronologie, pointez la date de publication du "discours de la méthode", de Descartes...


Vous avez la flemme ? alors voyez :  _Users_michelplantier_Documents_Lyc_e_Commun_Descartes 

Le discours sur la méthode a précédé de peu une véritable explosion dans le domaine de la science. Beaucoup aujourd'hui critiquent la démarche cartésienne, c'est injuste. Cette méthode a fait ses preuves, très largement.

Bien sûr, certains invoquent Descartes pour asséner des certitudes contestables. Ce n'est pas une raison pour rejeter la méthode. Le véhicule automobile est un outil fantastique, il serait idiot de le contester sous le prétexte qu'il est souvent mal utilisé.

A mes yeux, le cartésianisme est tout le contraire d'une certitude prétentieuse.

Permettez moi de vous rappeler les quatre grands principes de la méthode (cf ed Folio essais p 90)
1) ne jamais accepter quelque chose pour vrai si ce n'est pas une évidence incontestable : la pomme tombe, les étoiles brillent, les résultats d'une certaine expérience sont reproductibles...
2) diviser chaque problème en autant de sous-problèmes plus simples, plus faciles à étudier
3) "conduire par ordre mes pensées", effectuer des raisonnements logiques, mathématiques, permettant d'établir de nouvelles connaissances sur la base des connaissances antérieures.
4) "faire des dénombrements si entiers, des revues si générales, que je fusse assuré de ne rien omettre" : faire une analyse aussi exhaustive que possible des paramètres du problème étudié.

Quand j'interviens sur des forums d'ufologie, j'insiste souvent sur ce premier principe : on présente trop souvent comme certitude ce qui n'est que conviction. Je suis persuadé (conviction) que les Veni sont d'origine extraterrestre. Mais je n'en sais rien. Je peux à peine dire qu'ils existent réellement (certitude). C'est l'application du premier principe de la méthode.

Ce premier principe pousse à l'humilité : ce dont je suis certain est ténu. Mon raisonnement, que je veux logique (deuxième principe) est imparfait (je suis humain donc imparfait). Mes conclusions les plus solides restent fragiles.

Exemple : Si j'écris "Inutile de faire appel à la MHD pour faire voler l'avion furtif", cela ne signifie pas que je critique celui qui pense différemment. Je pars sur de l'incontestable : tous les avions, en transsonique, en air humide, ont le même comportement. Sur la vidéo réputée montrer quelquechose d'anormal, je ne vois rien d'exceptionnel. Il se peut aussi que quelque chose d'important échappe à ma vue !

Je donne ma conviction car je suis convaincu. Mais je l'argumente, j'explique cette conviction et son niveau de probabilité en donnant les arguments qui la fondent. Quand JPP lira mon article (ce qui arrivera nécessairement un jour, à défaut, je l'y inviterai moi même) il pourra réagir, et pas seulement en disant : il est trop c... celui-là, (il le dira quand même, il aime bien ça) mais aussi en soulignant mes erreurs éventuelles. Et s'il se trompe, comme il est honnête, il finira par le reconnaître, au vu des arguments.

La méthode cartésienne me semble riche pour l'étude des VENI :

- 1° principe : Ne partir que de bases sûres : les témoignages fiables, puisque, sauf coup de bol phénoménal nous n'aurons rien d'autre à nous mettre sous la dent aussi longtemps qu'ils ne le voudront pas. Les résultats d'expérimentation : si demain on reproduit telle modification structurelle sur des végétaux, précédemment observée lors d'atterrissages, on tiendra un élément d'analyse intéressant.

- 4° principe : Etudier tous les aspects accessibles aux témoignages : origines possibles (terrestre, extraterrestre, autre ?), propulsion des véhicules, biologie (carbone ? humanoïdes ou très étranges ?), "sociologie" (quel type de contact avons nous observé : fuite, prudence, intérêt ?) etc...

- 2° principe : étudier chaque paramètre séparément. Par exemple pour l'étude de la propulsion (c'est mon dada, c'est de famille) : effets externes (cf le cas de l'Amararante), effets internes (luminosité intrinsèque), performances, compatibilité performances/physiologie (exemple : une accélération de 500 G n'est pas si bizarre s'il n'y a que du matériel dans le véhicule. A l'inverse, une accélération saccadée autour de seulement 20 G semble incompatible avec toute forme de vie évoluée telle que nous la connaissons sur Terre.)

Saluons au passage le travail et le courage de Jerôme Frasson, qui monte un labo principalement orienté vers l'étude des traces d'éventuels atterrissages sur la végétation. Si vous avez des sous en trop, pensez à lui !